Elisabeth Badinter: de la refexió a la controvèrsia

L’escriptora i filòsofa feminista francesa Elisabeth Badinter va publicar el passat mes de febrer un llibre titulat: “Le conflit: La femme et la mère”.

Vet aquí la presentació del llibre per l’editorial:

“Trente ans après L’Amour en plus, il se livre une véritable guerre idéologique souterraine, dont on ne mesure pas encore pleinement les conséquences pour les femmes. Le retour en force du naturalisme – qui remet à l’honneur le concept bien usé d’instinct maternel et fait l’éloge du sacrifice féminin – constitue le pire danger pour leur émancipation et l’égalité des sexes.

A force d’entendre répéter qu’une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l’obstacle. Certaines, il est vrai, trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité d’entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d’un côté, une expérience irremplaçable, l’amour donné et rendu et l’importance de la transmission ; de l’autre, les frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l’échec.

Si près d’un tiers des Allemandes restent sans enfant, cela signifie qu’elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu’on la leur impose. Pour l’heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Elles ont su résister aux oukases de certains gourous de la pédiatrie. Tiendront-elles tête aux injonctions des maternalistes solidement soutenues par les plus respectables institutions ? Jusqu’à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ? E.B.”

D’una cosa estic segur és que aquest llibre està fent bessar molta tinta.

Vegeu la interessant entrevista de la periodista del setmanari francès Le Nouvel Observateur, Anne Crignon amb l’antropòloga americana Sarah Blaffer Hrdy en relació a les tesis de l’Elisabeth Badinter.

Comença així: “Une chercheuse américaine répond à Elisabeth Badinter”

Il y a dix ans paraissait sous la plume de Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue, membre de l’Académie des sciences américaine – et féministe elle-même- 600 pages intitulées « les Instincts maternels » (Payot). Parce qu’on doit à la France, à travers les thèses de Simone de Beauvoir et Elisabeth Badinter, l’hypothèse de la « mère socialement construite », la chercheuse démolit cette doctrine, en répliquant que chez tous les primates, l’investissement maternel émerge à la suite d’une sorte de réaction en chaine, « interactions complexes entre gènes, tissus, glandes, expériences passées et signes de l’environnement. Les comportements complexes comme le maternage ne sont jamais totalement prédéterminés génétiquement ni produits par le seul environnement.» Les travaux de Sarah Hrdy n’opposent pas inné et acquis, nature et culture. Ils montrent que l’instinct maternel n’est pas une pulsion sommaire indestructible, mais qu’il se met en place si l’environnement n’est pas défavorable.

BibliObs.- Trente après avoir remis en cause l’existence de l’instinct maternel, Elisabeth Badinter récidive. [=> « La femme n’est pas un chimpanzé »]. Elle explique par ailleurs que, de nos jours, des pressions s’exercent pour que l’enfant soit remis au centre de la vie féminine et présente l’allaitement comme une aliénation, voire une régression. Elle parle aussi d’une «offensive naturaliste»…

Sarah Blaffer Hrdy.- J’ai lu le premier ouvrage d’Elisabeth Badinter sur la maternité avec un grand intérêt et non sans une certaine admiration. Néanmoins, je ne suis pas d’accord avec sa théorie selon laquelle il n’y aurait aucun fondement naturel et biologique pour expliquer le comportement maternel. Bien sur qu’il y en a! Cependant les critiques de Badinter, sa conviction qu’il existe un dogme déterministe et biologique bien trop simpliste m’a aidé à clarifier ma propre pensée. De ce point de vue, nous pouvons apprendre l’une de l’autre. Une grande partie du problème vient de la façon dont le terme «instinct maternel» a été utilisé. On l’a parfois perçu comme une sorte d’interrupteur qu’il suffirait d’activer ou non, comme pour allumer la lumière.” (…)

Veure i llegir tota l’entrevista des del nouvel Obs.

M’he estat apropant de l’huracà mediàtic que ha girat al voltant de la sortida del llibre de la senyora Badinter i he de confessar que estic molt decebut per les reflexions exposades per aquesta filòsofa sobretot en relació a la seva visió caricatural de la mare alletant i del concepte de la dona en general. Les seves intervencions a la premsa, a la radio i a la tele m’han semblat extraordinàriament simplistes. És una llàstima que una dona tan influent com la senyora Badinter sigui intel·lectualment tan poc convincent i fins i tot errònia. Malauradament s’allunya dels problemes reals i pràctics de la dona del segle XXI que intenta conciliar-ho tot i que es troba cada dia confrontada a uns nivells de dificultats i solitud insuportables i sense precedents.

El concepte de feminisme es trobava en un racó de la meva memòria com un fet històric adquirit amb un reflex més aviat “flu” de desconfiança i de reserva en les seves finalitats i resultats. En els darrers quaranta anys, la dona ha guanyat terreny en el camp professional però sento un gran disgust constatar que avui encara ens trobem a anys llum de l’ideal de que tothom ha de tenir igualtat d’oportunitats. Alhora la relació mare-fill ha reculat espectacularment, ens hem equivocat de camí. El problema greu avui i no sé com ens en sortirem és que la societat aquí ha anihilat la dona que té un fill, posant així mateix seriosament en perill les generacions futures. La dona contemporània, element arquitèctònic fonamental de la nostra societat, està perduda, sola, desorientada i infravalorada reflexant-se aquest malestar en tots els àmbits del sistema.

Si la senyora Badinter encarna aquest moviment avui, penso molt sincerament que està fent molt mal a les dones, a les mares, als bebès i a la família en general.

El conflicte evident, la dona i la mare reflectit a través del prisma Badinter es descompon apagant la llum de l’esperança per un discurs de confusió i de maremàgnum.

El tema és complexe i passional.

La polèmica està servida!

Ce n’est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu’elle exige.Albert Camus

Seul est digne de la vie celui qui chaque jour part pour elle au combat.Johann Wolfgang von Goethe

Chassez le naturel, il revient au galop.” Philippe Néricault dit Destouches (Naturam expelles furca, tamen usque recurret” (Poète latin Horace, 50 avant J-C)

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